La banalité est extraordinaire!
Comment pouvait-on penser que trouver un endroit où crècher serait une affaire si compliquée? Habitués que nous sommes à notre confort d’européens moyens, avec nos habitudes moyennes et nos petites médiocres existences; il nous semble évident que quand nous sommes des honnêtes travailleurs, que nous nous acquittons de nos obligations fiscales, que nous respectons la veuve et l’orphélin, le droit à être logé nous est absolument dû! L’abris, le refuge, le foyer, ce sont des termes hors d’usage, dont le sens nous échappe complètement; autrefois privilège ultime ce sentiment de protection auquel nos ancêtres aspiraient lorsqu’ils rentraient chez eux est aujourd’hui assimilé à une de ces tristes quotidiennes que nous nous infligeons parce que nous ne nous interrogeons même plus pour savoir ce qu’il se passerait si nous ne revenions plus… chez nous.


